Les fascias


Les fascias: définition et fonctions

Les fascias ou tissus conjonctifs sont situés directement sous la peau et se propulsent aux tendons vers les muscles, les os, les vaisseaux sanguins et les organes dans un vaste réseau de fibres plus ou moins élastiques en interconnexion entre elles. En anglais, le tissu conjonctif se dit « connective tissu », une expression qui met en relief cette fonction spécifique de liaison des fascias avec les structures anatomiques. Plusieurs chaînes myofasciales sont aujourd’hui connues. Les fascias relient l’extrémité de la tête au bout des pieds et la périphérie du corps à sa profondeur. 
Les fonctions des fascias, cet enchevêtrement de fibres (collagène, élastine, chondroïtine, glucosamine) en sont donc une d’attache, d’enveloppe d’organes,  de protection (disques intervertébraux) et de transport dans le cas du tissu sanguin. En liaison avec toutes les régions du corps, les fascias harmonisent le mouvement, favorisent la souplesse (longueur des ligaments et tendons). Constitués à 60% d’eau, ils assurent également la circulation du flux nerveux et possiblement énergétique jusqu’au niveau cellulaire. Ils joueraient un rôle dans l’équilibre des systèmes endocrinien et immunitaire. Récemment, les recherches en biologie cellulaire ont développé la notion de tenségrité (Ingber) où un lien direct peut désormais être établi entre information génétique et forme, structure et mouvement. Plus simplement dit: exercer une pression à un bout de cette vaste toile l’affecte dans sa globalité.

Les chocs physiques et psychologiques

Les fascias sont sensibles aux chocs physiques. Une chute par exemple, peut amener une difficulté éprouvée bien au-delà du lieu de ce choc. Comme des ronds dans l’eau, ce dernier peut se répercuter dans des structures plus éloignées et entraîner un malaise physiologique, biologique ou émotionnel.  Cette idée fut émise par le fondateur de l’ostéopathie, Andrew Still qui disait du fascia qu’il était « l’endroit où il faut chercher la cause de la maladie ».

Sous l’effet du stress physique ou psychologique, le fascia se crispe et peut perturber le fonctionnement général de l’organisme. Certains chocs émotionnels peuvent ainsi rester inscrits dans le corps sans que nous en soyons conscients et alors que le corps semble s’être rétabli. Le Yin Yoga peut aider à dénouer ces tensions par le travail en douceur qu’il exerce sur les différentes chaînes myofasciales. Le fascia axial profond (deep core line) est particulièrement sensible aux tensions et aux réactions émotionnelles, ce qui génère ces impressions d’estomac noué, de gorge serrée, d’oppression au niveau respiratoire, de peur au ventre.  D’autres fascias (ou chaînes myofasciales) sont en cause lorsqu’il y a, notamment, symptomatologie anxieuse, stress ou surmenage et fatigue intellectuelle, maux de dos, maux de tête. Des postures spécifiques en Yin Yoga permettront un relâchement significatif.

La pratique du Yin Yoga et ses bienfaits sur le corps et l’esprit

Il existe une vingtaine de postures en yin yoga, essentiellement au sol ou près du sol que l’on maintient en moyenne de trois à quatre minutes. Contrairement au Hatha-Yoga qui est plus yang (pro-actif), l’énergie yin (passive) ici est ressentie comme une possibilité d’intériorisation amenant un état d’apaisement du système nerveux parasympathique parfois très profond. Dans les postures, on s’abandonne graduellement à la gravité du sol. On dit souvent que le Yin Yoga est un yoga méditatif.  Le maintien durant plusieurs minutes permet une observation de l’énergie de la posture et favorise donc, la conscience attentive. Avec une pratique régulière, l’écoute de la circulation de cette énergie dans le corps s’affine: il devient possible de la ressentir dans les différents tissus conjonctifs: tendons, ligaments, fascias, muscles…

Quand le calme mental s’installe, il devient possible de mieux voir en soi… comme une réflexion de ce qui est là mais qui était brouillé par des eaux agitées.

Les postures interpellent les différentes chaînes myofasciales du corps et favorisent la souplesse par les étirements graduels, redonnant aux tendons et ligaments la possibilité de retrouver leur longueur naturelle par exemple, permettant aux muscles de se revitaliser, à la colonne vertébrale d’acquérir plus de souplesse, d’espace entre les vertèbres, parfois d’avoir un effet curatif sur les disques intervertébraux. Par la compression qu’offrent certaines postures, le Yin Yoga travaille à augmenter la densité osseuse.

Par ailleurs, comme nous l’avons cité un peu plus haut, le Yin Yoga est utile dans le dénouement de certaines émotions. Après une séance de Yin Yoga, il est possible que l’intuition soit stimulée: elle peut se manifester par un rebond du rêve durant le sommeil ou par une résolution d’une difficulté. Prendre le temps de se déposer, de ressentir, d’accueillir ce qui est dans le moment de la posture et d’une posture à l’autre favorise ces prises de consciences, ces ouvertures. Dénouer les tensions enkystées dans certaines parties du corps et cela, sans effort, en s’abandonnant à la gravité du sol,  permet aussi cette recirculation émotionnelle.

Quand le calme mental s’installe, il devient possible de mieux voir en soi… comme une réflexion de ce qui est là mais qui était brouillé par des eaux agitées.

Ann Bost

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